IDHES

Axe 1. Produits, entreprises, travail et relations professionnelles

Travail, entreprises et relations professionnelles trouvent leur signification à partir de la réalisation de produits, de « mondes de production » (Robert Salais). En se plaçant sur la longue durée, un premier enjeu de cet axe est de revenir non seulement sur les dynamiques des activités productives, mais également sur la cristallisation des catégories d’entreprises, de salariés, de travail, à partir desquelles ces activités sont appréhendées par les acteurs eux-mêmes. Le deuxième enjeu est de saisir les différentes formes prises aujourd’hui par les relations professionnelles, c’est-à-dire les rapports qui se nouent entre les salariés et leurs représentants d’une part, et leurs employeurs d’autre part, dans une multitude de situations (économie sociale et solidaire, presse, etc.). Le troisième enjeu porte sur la place croissante prise par les conditions de travail et les conditions de leur expression dans le monde du travail, en mettant notamment l’accent sur l’émergence des risques psycho-sociaux. Le quatrième enjeu de cet axe vise à identifier les différentes échelles prises par les entreprises, le travail et les relations professionnelles, en envisageant notamment les dimensions européennes et globales. Il s’agit ici enfin de resituer ces analyses en les rapportant à une réflexion sur les concepts de travail et de valeur, au cœur d’une approche « métrologique » relevant tout autant de l’économique que de la sociologie.

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Axe 2. Savoirs, capacités et innovations

A rebours d’une vision de l’évolution historique reposant sur de grandes périodisations et une supposée succession de modèles sociaux, cet axe correspond à l’ouverture d’un front scientifique nouveau dans l’unité, en replaçant la dimension de la connaissance dans les activités économiques et en jouant sur le recul historique permis, au sein de l’IDHE.S, par la coopération entre historiens, sociologues et économistes.

L’ambition est donc de resituer la connaissance, l’expertise et l’innovation par rapport à des activités productives dont le développement repose sur les apports et, plus généralement, les « capacités » des acteurs, en intégrant les travailleurs dans l’ensemble de ceux qui contribuent à dessiner les trajectoires des « mondes de production ». Cette orientation suppose de saisir la réflexivité des acteurs à l’égard de leurs activités, en envisageant non seulement les différentes modalités de coopération entre recherche scientifique et industrie, mais également le rôle d’experts venant d’horizons variés et notamment de la sphère de l’État. Il en résulte que la dynamique d’innovation se trouve fréquemment associée à la production d’une connaissance sociale par les acteurs eux- mêmes.

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Axe 3. Capitaux, finances, dette et crédit entre public et privé

Comprendre les évolutions économiques et financières en longue durée, et leur impact social, a été un des enjeux majeurs de la création de l’IDHE.S en 1997. Avec la crise de 2007-2008, cet objectif a vu son actualité ravivée. Réunis dans l’axe 3 du laboratoire, les enseignants-chercheurs et chercheurs spécialisés, tant en histoire économique et sociale, qu’en sociologie économique, contribuent à une meilleure connaissance de phénomènes qui caractérisent aujourd’hui nos sociétés : les mondialisations, la dérégulation, les crises, etc. Parmi les thématiques privilégiées par l’équipe, figurent ainsi : le financement de l’État et des entreprises en France et en Europe, le financement des ménages (immobilier et consommation), le rôle des institutions (banques centrales) et des politiques publiques, les marchés financiers, la monnaie, ainsi que la financiarisation de l’économie et ses acteurs.

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Axe 4. Action publique et biens communs

L’IDHE.S entend conforter la solide expérience acquise dans l’analyse des politiques publiques, et plus largement des diverses modalités de l’action publique, envisagées dans la longue durée. Une attention particulière sera donnée aux moments de crises comme les guerres, ou de mise en cause idéologique aux XXe et XXIe siècles, à la fois en France et au niveau de l’Union Européenne, en analysant les effets de la tension entre la logique juridico-politique des activités jugées d’intérêt général, et les logiques économiques et financières des marchés.

L’interrogation est élargie par la notion de « biens communs » revisitée par Elinor Ostrom, qui invite à mettre l’accent sur les modalités de gestion collective des « communs », et met ainsi en cause la partition binaire usuelle entre public et privé : nous sommes conduits à réexaminer les procédures d’allocation des biens et des services, en dépassant la stricte opposition entre propriété et appropriation, et à reconsidérer la diversité des formes de régulation collective des usages des ressources. Cette problématique permet d’interroger tout autant les questions environnementales (les communs naturels), les questions de propriété intellectuelle (les communs de la connaissance) et les controverses juridico-politiques éclairant les débats particulièrement sensibles liés à la marchandisation contemporaine.

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