IDHES

La finance autoritaire

Vers la fin du néolibéralisme

Marlène Benquet et Théo Bourgeron

Informations techniques
Éditeur : Les éditions Raison d’agir
Lieu : Paris
ISBN : 9791097084110
Date de parution : 7 janvier 2021
168 pages

Présentation

Donald Trump part mais ses soutiens demeurent et l’on ne peut que s’interroger face à la montée de régimes autoritaires aux États-Unis, au Royaume-Uni de Boris Johnson ou au Brésil de Jair Bolsonaro. À travers le cas du Royaume-Uni, ce livre montre que, loin d’être une insurrection électorale des classes populaires, l’ascension de ces régimes est le produit de l’action organisée d’une nouvelle forme de patronat. Les sources de financement du Brexit révèlent le poids considérable d’une partie de la finance, celle des fonds d’investissement et des hedge funds, qui voient l’Union européenne comme un obstacle à la libre circulation de leurs capitaux.
Cette seconde financiarisation promeut un courant idéologique puissant mais méconnu : le libertarianisme. Niant toute forme de solidarité collective, ses partisans prônent un État minimal destiné à protéger la propriété privée, quitte à réduire les libertés civiques et démocratiques. Soucieux d’élargir leurs sources de profits, ces acteurs financiers s’attaquent dorénavant à l’environnement, qu’ils sont prêts à acheter et vendre par morceaux. Le désordre économique mondial qui ne cesse de croître est loin d’être un frein à leurs ardeurs prédatrices – et bien au contraire, ils envisagent désormais l’éventualité de conflits militaires qui se dessinent au Sud comme au Nord.

L’autrice et l’auteur

Marlène Benquet est chargée de recherche à l’IRISSO à l’université Paris Dauphine.
Théo Bourgeron est post-doc à University College Dublin et chercheur rattaché à l’IDHES.

Table des matières

Introduction

17 Du financement du référendum : les gros sous du Brexit
Organiser un référendum en dépit du bon sens financier ?, 19.
– Où l’on ne compte pas un mais deux patronats financiers, 33.
– Des bonnes raisons financières de vouloir quitter l’Union, 49.

57 La seconde financiarisation contre l’Union européenne : sociohistoire d’un basculement institutionnel
Le Royaume-Uni, souverain insatisfait de la financiarisation européenne, 59. – Faire de la finance en Europe après le Brexit : quand la finance du continent prend son indépendance, 72. – Transformer ses intérêts en régime politique d’accumulation : négocier la sortie de l’Union européenne, 81.

97 Du néolibéralisme européen au libertarianisme autoritaire : vers un nouveau régime politique d’accumulation
Quitter l’Union européenne pour s’affranchir du néolibéralisme ?, 99. – Le libertarianisme autoritaire comme horizon politique, 112. – Un nouveau régime d’accumulation adapté au nouveau régime climatique, 129.

137 Épilogue : vers la guerre
La finance autoritaire, une force géopolitique, 137. – L’extension des conflits au Nord, 141. – De l’importance de connaître son adversaire, 145.

147 Notes

Extrait

Marlène Benquet et Théo Bourgeron, “L’ère de la finance autoritaire“, Le Monde diplomatique, janvier 2021, p. 13.

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