IDHES

L’IDHES

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L’IDHE est une Unité Mixte de Recherche créée en 1997 entre le CNRS et des partenaires universitaires, en regroupant les apports de l’Institut d’Histoire Économique et Sociale (IHES) fondé par Ernest Labrousse, du Centre d’Étude des Croissances fondé par Maurice Lévy-Leboyer et ceux du GDR « Institutions Emploi et Politiques Économiques » fondé par Robert Salais. Depuis, l’IDHE a intégré des sociologues venant de différents horizons, ce qui en a fait un laboratoire véritablement interdisciplinaire. L’arrivée en Janvier 2011 du Laboratoire Georges Friedmann (LGF) de Paris Panthéon-Sorbonne et celle en janvier 2013 du Laboratoire d’histoire économique, sociale et des techniques (LHEST) de l’Université d’Évry-Val d’Essone, sont venues s’agréger à cette dynamique. L’IDHE compte aujourd’hui 60 membres et 130 doctorants.

Ses directions successives ont été assurées par :

1998-2001: Denis WORONOFF (directeur) et Rober SALAIS (directeur adjoint)
2002-2005 : Robert SALAIS (directeur) et Michel LESCURE (directeur adjoint)
2006-2009 : Michel LESCURE (directeur) et Claude DIDRY (directeur adjoint)
2010-2013 : Claude DIDRY (directeur) et Philippe MINARD (directeur adjoint)
2014-2018: Michel MARGAIRAZ (directeur) et un comité de direction

L’IDHE a été évalué en mars 2013 par l’AERES et a obtenu 5 A+.

Avec le nouveau contrat quinquennal 2014-2018, le laboratoire s’est doté d’une lettre supplémentaire dans son acronyme. non plus IDHE mais IDHÉS : INSTITUTIONS et DYNAMIQUES HISTORIQUES de l’ÉCONOMIE et de la SOCIÉTÉ pour envisager toutes les formes d’enchâssement qui font que le fait économique est en réalité un fait social.

Les nouveaux axes du projet quinquennal :

Axe 1: Produits, entreprises, travail et relations professionnelles

Cet axe remet au centre les entreprises et les « mondes de production » (Robert Salais) dans lesquels elles s’inscrivent. L’entreprise se trouve ainsi interrogée sous trois angles : l’ espace productif; l’espace de relations professionnelles et la question des conditions de travail, des risques psycho-sociaux et de la « souffrance au travail »

Axe 2: Savoirs, capacités, innovation

Cet axe permet de s’interroger sur la place des savoirs et de la mobilisation des capacités dans le développement des sociétés depuis l’époque pré-industrielle, en évitant l’anachronisme. Il correspond à l’ouverture d’un front scientifique nouveau dans le laboratoire, en replaçant la dimension de la connaissance dans les activités économiques et en jouant sur le recul historique permis par la coopération entre historiens, sociologues et économistes.

Axe 3: Capitaux, Finances, dette et crédit entre public et privé

Cet axe cherche à repartir d’une interrogation contemporaine sur la dérégulation des marchés et ses effets de déterritorialisation des flux, accompagnant la virtualisation croissante de la finance. L’approche choisie pour analyser et comprendre ces phénomènes consistera à tirer parti des jeux d’échelles, tant spatiales que temporelles, afin de montrer le caractère évolutif de la notion de liquidité et du partage entre monnaie et finance, d’une part, et le caractère relatif de ce partage selon les secteurs et les lieux, d’autre part.

Axe 4: Action publique et biens communs

Cet axe fait travailler en tension la notion de « public ». Il conduit à réexaminer les procédures d’allocation de biens, en dépassant la stricte opposition entre propriété et appropriation, à reconsidérer la diversité des rapports possibles entre les usagers d’une même ressource, et à interroger des formes légitimes de régulation collective et d’association, mal connues ou sous-estimées. Cette problématique permet d’interroger tout autant les questions environnementales (les communs naturels), les questions de propriété intellectuelle (les communs de la connaissance) et les controverses juridico-politiques éclairant les débats particulièrement sensibles liés à la marchandisation contemporaine.

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